Qui se souvient de
System Shock 2 en retiendra forcément un excellent souvenir… Les développeurs d'
Irrational Games, auteurs de la série, se sont lancés sur un tout nouveau projet qui tentera de conserver le meilleur du gameplay si particulier de cet ancien FPS mélangé à du RPG et à l'ambiance bien flippante :
Bioshock.
Déjà, exit les histoires remâchés d'un monde post-apocalyptique ravagé par des holocaustes. Le scénar plonge le joueur dans la peau d'un naufragé qui débarque dans une mystérieuse cité sous-marine nommé Utopia, construite au début de la guerre froide en prévision d'une guerre nucléaire imminente. Il y découvrira un monde accro à une étrange substance chimique, l'ADAM, mais qui semble épuisé et donc le fruit de grandes convoitises. Via des manipulations génétiques, des jeunes filles sont utilisés pour extraire les quelques traces de cette drogue dans les dépouilles post-mortem des habitants d'Utopia… L'histoire est encore floue mais augure d'une très forte originalité !
Bioshock propose un univers glauque et énigmatique, remplis de créatures mutantes et de personnages confinés dans des scaphandres, rappelant cette période de l'histoire encore rudimentaire. Un univers très cohérent ; chaque individu possède sa propre personnalité, vit son train-train sans dépendre du joueur. En effet, il ne sera pas rare de voir des ennemis se combattre ; c'est même un aspect du gameplay qui lui apporte de la profondeur : les munitions étant très rares, il existe plusieurs possibilités de se débarrasser d'une poignée d'adversaires dont celle de les retourner contre eux-mêmes.
Le jeu se dote donc d'une intelligence artificielle très travaillé, en implémentant le choix des réactions en fonction de l'environnement et un esprit d'initiative conséquent. Pas question de sombrer dans le shoot brutal donc, Bioshock prône la grande liberté d'action et d'interaction en particulier avec l'aspect RPG du titre. Le héros gagnera des pouvoirs évolués via un système d'implant comme la possibilité de se déplacer rapidement ou d'utiliser la télékinésie. Il sera aussi dépendant des actions qu'il aura réalisé ; en utilisant ou non les propriétés de l'ADAM ou encore selon la moralité de ses précédents actes, l'aventure évoluera différemment, ce qui garantit une excellente replay value. Et c'est sans compter la complexité d'Utopia, qui demeure une vaste zone ouverte, explorable à n'importe quel moment et non pas un simple enchaînement de niveau ; le joueur se sentira obligé un moment ou un autre de revenir sur des lieux déjà visités.
En tout cas, on est bluffé par le résultat graphique du jeu, on a du mal à reconnaître l'Unreal Engine 2.5 ! Car même si l'ensemble demeure encore un peu carré, les effets de lumière et les textures sont fignolés de mains de maître, et le design global est des plus réussis. Quant au rendu de l'eau, élément omniprésent dans la cité d'Utopia, il bénéficie d'un traitement extrêmement réaliste. Bioshock rendra donc hommage à la
Xbox 360 et au
PC en 2007 ; nous seront là bien entendu si le projet reste toujours aussi ambitieux !