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Ludothèque |
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| Plate-forme : |
| | PC |
| Genre : |
| | Aventure |
| Editeur : |
| | LucasArts |
| Développeur : |
| | LucasArts |
| Date de sortie : |
| | 16 Novembre 2000 |
| Recommandations : |
| | Tout public |
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Screenshots |
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L'avis des joueurs : 14.3/20 |
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Si je vous dis : Barbe Noire ?
« Ben… ça devait être un gars avec un bouc bien crade… »
Mouaih… Et si je vous dis : Capitaine Crochet ?
« Bah… p't'être bien un guignolo qui manie le tricot comme Philippe Risoli manie son micro… »
Ok… Et si je vous dis : Le Chuck ?
« L'ignoble pirate fantôme Le Chuck !!! Où ça ?!! Où ça ?!! Haaaaaaaaaaaargh !!! »
Ca y est, calmé ? Chuuut ! Caaalme… calme mon pote… Ralentis donc ton rythme cardiaque… cooomme ça… C'est bien, on voit que t'as été voir le dernier James Bond… mais surtout que tu connais la plus grande saga du jeu d'aventure jamais existé sur nos bons vieux PC : Monkey Island !!!
Pour les plus ignares d'entre vous, il s'agit d'une histoire située à l'époque des pirates des Caraïbes… Non non, pas ceux de Disneyland, faut pas déconner ; ceux-là se taillent plutôt les oreilles à coups d'insultes et vannes pourries… Des pirates du genre… Pierre Richard avec un bandeau sur l'œil droit ou Benny Hill avec une jambe de bois… Le ton est donné : une multitude de farces et blagues à la Sim qui vous décolleront la mâchoire. Et si ce n'est pas le cas, forcez-vous ; rire c'est bon pour la santé.
Après les dernières mésaventures au parc d'attractions de l'île aux Singes, notre bon vieux pote Guybrush Threepwood prenait du bon temps en noce avec sa femme, le gouverneur Elaine Marley, à roucouler comme deux goélands planant au dessus des océans… Evidemment pendant ce temps là, "boulette" : un ringard a eu la riche idée de déclarer la mort d'Elaine et ainsi pouvoir s'emparer de son titre de gouverneur de l'île de Melée ; tout ça sous le joug d'un mystérieux investisseur étranger adorant les bêtes empaillées… Un scénario qui conduira notre héros à la quête de "l'insulte suprême", sorte de talisman vaudou aux pouvoirs gigantesques ; et je sens que Le Chuck fera encore des siennes et… je m'aperçois que je commence à en dire de trop, c'est les gars de chez LucasArts qui ne vont pas être contents (à cause de leurs © et ™). Ce serait dommage, car l'équipe a eu un talent fou pour nous tenir une histoire si déjantée jusqu'aux limites de l'absurde.
Côté jeu, rien de bien compliqué : toujours résoudre des énigmes.
« Boaf, c'est du déjà vu ; ils ont déjà fait ça avec les trois épisodes précédents, et Gabriel le chevalier aussi et… »
Mais ferme-là donc ! On voit bien que tu n'y connais rien. On ne résout pas ces énigmes tout en sachant que l'on finira par trouver la solution ; on n'est pas dans Scoobidoo où à la fin on choppe toujours le méchant et on lui enlève son foutu masque. Le but n'est plus vraiment de trouver dans quel trou quoi insérer (je sens en vous des pensées étranges…), mais bel et bien de chercher, fouiner c'est à dire rentrer tête baissée dans l'univers envoûtant de Guybrush Sleepfood et dénicher la cohérence du défi… ou plutôt l'incohérence puisque pour réussir, il faut avoir l'esprit aussi tordu que les nuages qui gravitent au dessus de la "P'tite Annick". Le plaisir vient quand on se perd dans des explications farfelues et autres commérages avec les habitants du coin ; et dans cette optique là, on prend son temps et on déguste.
La vache, ils n'avaient pas menti quand ils disaient « Oh… 35-40 heures minimum » (bande de sadiques) parce que perso, c'est peut-être le double d'heures qui se sont écoulées pour réussir, triompher, vivre les aventures de monsieur Guybrush Sheepgood ! Important donc pour les novices : à moins que vous ayez un lien de parenté avec les développeurs ou que vous faîtes parti de la secte de Gen 4 Soluce, pensez à acheter 50 kilos de café grogoccino et de l'aspirine ; vous en aurez grand besoin.
Au niveau technique, c'est du bel ouvrage. La musique est toujours sympa et les voix des persos très convaincantes, un excellent doublage assuré par la même équipe que The Curse of Monkey Island. Les graphismes quant à eux mélangent 2D et 3D colorée à l'instar de Grim Fandango. Bon, très mauvais point par contre pour cette 3D toute pixellisée car bloquée à une résolution de 640*480 mais bon la modélisation rondouillarde reste assez originale, très cartoon ; et puis en jouant on s'en fout pas mal après. En plus ça tourne sur de toutes petites configs, que demande le peuple ? Oui bon, à part des filles et du grog à volonté ! Par contre la gestion des déplacements de notre perso demeure vraiment très relou, ils ont été pensé pour un pad et sont surtout difficiles à contrôler. Ca augmente le degré d'interaction avec le perso, mais la rage monte facilement au nez quand on perd 5 secondes à redresser Guybrush à cause d'un mauvais pivot… 25 fois d'affilée ! A l'époque on comprenait mal pourquoi avoir délaissé le simple et efficace système point'n'click… On l'a compris quand le jeu est sorti ensuite sur PS2 : merci les consoles !
En tout cas, il est clair que pour savourer jusqu'au bout ce volet, il aurait fallu jouer aux précédents. Ce titre est rempli de références et on y retrouvera plein de starlettes : Lady Vaudou, Otis, Carla, Murray (quel dommage ce si petit rôle !), Stan, Bill et Monica… On remarque que le jeu a surtout voulu rendre hommage au tout premier épisode, ça sent bon la nostalgie et puis ça aide pas mal à résoudre certains défis.
Honnêtement j'ose le dire, quitte à me faire lyncher et subir des tours de lamantin mécanique : ce quatrième opus est le moins bon de tous, non seulement de par son gameplay mais aussi dans l'humour devenu largement moins fin ainsi que dans l'ingéniosité de l'histoire et donc des énigmes. Rassurez-vous messieurs et mesdames de chez LucasArts, on ne vous en veut pas trop, on attend toujours avec impatience le cinquième opus de cette tapette de Guybrush que vous nous avez promis. Mais revenez donc aux bonnes vieilles sources du jeu d'aventure, et surtout : plus jamais de Monkey Kombat mais encore plus de bastons d'insultes par pitié !!!
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