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Ludothèque |
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| Plate-forme : |
| | PC |
| Genre : |
| | Aventure |
| Editeur : |
| | Focus |
| Développeur : |
| | Pendulo Studio |
| Date de sortie : |
| | 21 Mars 2003 |
| Recommandations : |
| | Tout public |
Site officiel |
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Screenshots |
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L'avis des joueurs : 15.7/20 |
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Ca faisait déjà un bon bout de temps qu'on n'avait pas vu un vrai jeu d'aventure "à l'ancienne", comprenez un jeu à la LucasArts, qui ne se prenait pas au sérieux et qui offrait des énigmes complexes et farfelues… Il a fallu attendre que les Espagnols de chez Pendulo Studios se réveillent un beau jour et nous sortent enfin un hit en puissance, un jeu qui a réussi à remettre le genre au goût du jour, j'ai nommé Runaway : A Road Adventure !
New York, aujourd'hui… Tout commence lorsque Brian Basco, étudiant chétif à l'intellect découlant de son look, renverse en voiture une bien jolie demoiselle : Gina Timmins, chanteuse dans un bar malfamé le "Pink Iguana". Une fois à l'hôpital, cette dernière lui révèlera qu'elle est la cible de la mafia locale et témoin du meurtre de son propre père. Ce dernier lui aurait confié juste avant de se faire capturer un étrange crucifix indien, qui va devenir le sujet d'une insolite aventure. Evidemment, le Brian sûrement en manque de compagnie féminine, acceptera sans compensation (…) d'aider la donzelle à se sortir de ce mauvais pas. L'histoire est assez bien menée, amenant nos deux protagonistes dans un enchaînement de scénarios romanesques lorgnant même jusqu'aux limites du rationnel. Les développeurs ont réussi à maintenir une certaine cohérence sans que ça ne devienne un beau n'importe quoi ; ce qui est assez rare pour un jeu de ce genre.
L'univers est attachant, les personnages sont très atypiques et attirent forcément la sympathie. Et puis les références sont nombreuses, ne serait-ce qu'au cinéma : des bons vieux polars en passant par des classiques comme "Priscilla Folle du Désert", "Risky Business"… et c'est sans compter celles rajoutées après traduction et donc adaptation pour notre beau pays. Le jeu n'est pas dénué d'humour, au contraire, mais tout en gardant une certaine maturité ; pouvant ainsi plaire à tous les âges. Runaway met l'accent sur des sujets sensibles comme l'homosexualité ou les drogues douces, en les exploitants toujours dans un bon esprit : l'actu a inspiré les auteurs !
Techniquement le jeu surprend ; reprenant une patte graphique digne des plus belles réalisations colorées, toujours dans le ton des BDs de notre enfance. Les décors tout en 2D sont fins, magnifiques et rappellent des cellulos cartoon d'artistes aux coups de crayon talentueux. Quant aux personnages, ils bénéficient d'un traitement très original ; une sorte de mélange 2D et 3D s'approchant du cell-shading… Le degré supérieur des dessins animés interactifs ?!! Sûrement ! La sauce prend, ces singuliers graphismes donnent au jeu son identité. Un seul point noir : les cinématiques réutilisant le moteur graphique perdent énormément en qualité ; mais c'est un problème résolu depuis la réédition au format DVD du titre, tant mieux !
Et c'est sans compter la réalisation sonore, vraiment exemplaire ! Les doublages bénéficient d'un casting de rêve, on reconnaîtra d'ailleurs facilement des voix familières (qui a dit « Moe des Simpson » ?) ; de quoi renforcer l'immersion voire même l'identification. Les musiques, elles, n'ont rien de vraiment marquant car se font assez discrètes, mais ça ne gène pas énormément.
Au niveau gameplay, ça reste du très classique : du point'n'click old school par excellence ! Une gestion aisée de l'inventaire, un curseur permettant d'effectuer différentes actions, de la recherche d'indices en interrogeant les personnages non joueur… Niveau jouabilité c'est très simple mais en même temps c'est ce qu'il y a de plus efficace. En revanche ce qui est largement moins simple ce sont les énigmes ; la difficulté est assez corsée sans pour autant être le résultat d'un trop fort illogisme. La grande difficulté viendra surtout dans la recherche, il arrive maintes fois de passer à côté d'un objet se fondant bien trop dans le décor, voire même des lieux dont il n'est pas si évident d'en deviner l'entrée ! Résultat on poireaute bien souvent, ça casse un peu le rythme ; enfin ça reste un critère quand même assez subjectif. On pourra aussi reprocher au jeu d'être un peu trop restrictif, il arrive qu'une énigme puisse être résolue seulement après un dialogue ou une action amenant une réflexion de Brian. On s'y fait au bout d'un moment, mais on reste toujours un peu frustré de voir qu'on a déjà deviné une solution mais qu'on ne peut toujours pas l'appliquer. Le résultat d'une trop forte scénarisation qui amène forcément de la linéarité, dommage ! Mais le fun n'en est que très peu altéré, et puis ça augmente la durée de vie honorable du titre, avoisinant la trentaine d'heures.
Sans pour autant atteindre les délires des hits d'autant, Runaway plait indéniablement. Un je-ne-sais-quoi, formé par le mélange entre réalisation au top et nostalgie entretenue par le manque de jeux d'aventure, qui redonne un nouveau souffle à un genre bien trop délaissé. C'est bien fun, assez original et d'une bonne difficulté ; trois critères qui font les vrais jeux !
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