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Ludothèque |
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| Plate-forme : |
| | PC |
| Genre : |
| | Action / Shoot |
| Editeur : |
| | Interplay |
| Développeur : |
| | BioWare |
| Date de sortie : |
| | 9 Juin 2000 |
| Recommandations : |
| | Tout public |
Site officiel |
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Screenshots |
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L'avis des joueurs : 14.4/20 |
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Mon Dieu ! Les extra-terrestres sont de retour… Bon OK je suis aussi crédible qu'un balayeur qui se change en super héros… Hein ? Quoi ? Qui ça ? Kurt ? C'est qui lui ? Le sniper de JFK ? T'es sûr que ça n'a aucun rapport avec un ancien président américain ça ? Hein ? Ah MDK… Ca me dit quelque chose… Ah ouais le jeu de snipe… Je me souviens surtout de MDK 2 de Bioware… Qu'est ce que c'était bon ! C'est vieux mais c'est toujours aussi bon !!!
Tout d'abord il y eu MDK the first ; un bon mélange de shoot et de plates-formes par les talentueux développeurs de chez Shiny Entertainment où un nouveau style de gameplay apparaissait ou plutôt était exploité à son paroxysme : le snipe. Un exercice réalisé via un casque spécial mais esthétiquement d'un goût ignoble ; incorporé à ce que le professeur Hawkins appelle la "bobinaison" : costume qui servira de double peau à un héros malgré lui, le fameux Kurt. Pour cette suite, il la revêt de nouveau puisque MDK 2 commence là où le premier épisode s'arrête. Après avoir botté les fesses d'extra-terrestres belliqueux et tout naze, puis regagné le Jim Dandy, le fabuleux vaisseau du prof en orbite autour de la Terre, les moissonneuses géantes attaquent à nouveau en ratissant les villes… C'est reparti pour de nouveaux bottages de culs d'aliens ! Comme scénario y a eu plus fou, mais côté originalité y a pas beaucoup mieux ! Ce coup-ci Kurt n'est plus seul car le prof et son clebs robot Max apportent un peu de changement : de nouvelles phases de gameplay.
L'univers est clairement inspiré des BD américaines d'il y a 40 ans ; il n'y a qu'à voir les écrans de chargement représentant des comics, de véritables parodies de couvertures déjà existantes dont seuls les vrais fans auront l'occasion de faire le rapprochement (comme des originaux des Fantastic 4, Hulk…). L'atmosphère qui s'en dégage respire bon l'humour bien vaseux ; un jeu à prendre clairement au second degré donc ! Des personnages caricaturés, des extra-terrestres caustiques et originaux… Il n'y a qu'à voir la tête du gros méchant avec ces lunettes de soleil et sa pointure de 242 !
Puis la musique : un peu Rock Métal, dure mais agréable ; elle donne le ton et renforce l'ambiance destroy du titre. Les voix des personnages demeurent assez sympas bien que leurs blagues soient vraiment trop trop nulles ! Les créatures jappent comme des hyènes malades, on dirait qu'elles vous insultent à chaque pas, les saletés ! Mais c'est sûr qu'on entend beaucoup plus souvent le bruit des balles et les cliquetis des cartouches vides sur le sol ; de quoi fermer leur gueule de moucheron pour de bon.
Dans un registre inédit, Bioware a su s'investir et fournir des graphismes excellents, colorés, aussi bien en petites qu'en hautes résolutions. Les persos sont bien modélisés et les E.T. horribles à souhait. Les décors bien que répétitifs sont d'une finesse euh… peu ordinaire ; les effets de lumière exploitant le "Transform & Lighting" se révèlent remarquables et surtout les gouttes de sang (si on peut appeler ça du sang) sont super réalistes quand on flingue du méchant : chacune semble comme générée aléatoirement à l'instar d'un système de particules, c'est dire si c'est bien fait !
La jouabilité est au rendez-vous : déjà plusieurs niveaux de difficulté rendent le jeu accessible à tous ; puis pas de système avec "vies" mais des sauvegardes à volonté. On sent bien que les développeurs ont pensé à tous les joueurs, ils voulaient que tout le monde finisse leur jeu. Chacun des personnages possède une arme à munitions illimitées afin de ne jamais être à court durant une bataille. Les tirs sont dirigés automatiquement vers l'ennemi le plus proche et il faut un minimum se tourner pour que ça vise bien sauf pour certaines armes un peu plus puissante comme les armes laser. Bon le tout manque énormément de finesse mais ça marche, le plaisir de tuer vient aussi vite qu'une envie de pisser (oui oui je sais… manque de finesse là aussi). Surtout qu'avec trois personnages on a droit à trois genres pour un même jeu : discrétion pour Kurt, destruction pour Max et réflexion pour le prof.
En ce qui concerne le jeu avec le héros, il peut échanger le bras fusil de sa combinaison avec de multiples mitraillettes à effets plus ou moins efficaces, trouvées ça et là sur le champ de bataille. Il est capable de planer grâce à un parachute tout bizarre, qui lui permet aussi de survoler les cieux et d'atteindre des endroits à priori inaccessibles à l'aide de gros ventilos. Il dispose aussi d'un petit inventaire d'objets d'intérêt assez discutable comme par exemple le camoufleur qui le rend invisible pendant un court laps de temps, ou des grenades diverses. Mais pour celles-ci on perd trop de temps à les lancer, il n'y a vraiment que lorsque les monstres attaquent en masse que ça sert un peu… c'est à dire seulement dans les derniers niveaux ! Sinon un objet intéressant : le leurre, une poupée gonflable à l'effigie de Kurt et qui une fois lancée attirait l'attention des créatures… Une idée assez marrante malgré le fait qu'on n'en dispose que très rarement. On aurait même pu finir le jeu sans utiliser le casque-sniper si ce n'était sans compter sur l'ingéniosité des game designers ; on retrouve des énigmes qui exploitent le snipe afin de ne pas délaisser la capacité principale de Kurt. En effet, même certains monstres ne peuvent être achevés sans utiliser le casque. Plusieurs types de munitions peuvent d'ailleurs être utilisés comme des balles rebondissantes ou des tirs mortier !
Max, le Shiva canin, est un spécialiste du bourrinage ; avec lui ça tire, ça détone, ça shoot, ça court, ça dézingue, ça flingue, ça saute, ça encaisse, ça explose, ça descend… Quand le cabot passe, des rivières verdâtres coulent à flots ! Bref avec lui, le mot carnage prend tout son sens. Il peut tenir une arme différente à chacun de ses quatre bras, et pas des cure-dents si vous voyez ce que je veux dire : uzis, mitraillettes lourdes, fusils à pompe, lance-roquettes à tête chercheuse… Il ne rigole pas le corniaud ! Il est aussi équipé d'un jetpack qui lui permet d'atteindre les hauteurs, de quoi pouvoir éradiquer du méchant dans les airs. Mais ça n'empêche pas de se cramer quelques neurones dans des passages casse-tête !
Les parties avec le doc sont les plus originales. Pour lui ça consiste à combiner des objets sans rapport entre eux à priori (à part peut-être le grille-pain et le pain de mie) et qui lui permettent de se fabriquer des armes, une échelle, une "cabine téléspotnik", boucher des trous… et même faire exploser le Jim Dandy avec un briquet si le cœur vous en dit ! La majeure partie du temps on s'amuse à stopper de multiples pièges comme le désamorçage de nombreuses bombes destructrices mais dans de rares moments, on se défoule dans le meurtre d'aliens pétomanes à l'aide du fameux grille-pain atomique ou dans l'écrasement de face de Grinch quand le prof se métamorphose tel un Hulk en rut. Des mini-jeux compliquent l'affaire comme des labyrinthes, des jeux de réflexe… bref avec notre pote Hawkins on ne s'ennuie pas ; ça change clairement des jeux d'action habituels !
Trois persos, trois gameplay… c'est du tout bon ! Pleins d'autres mini-jeux ponctuent l'histoire, il y a même un passage où l'on dirigera un poisson : un grand moment d'infiltration dans les conduits ! On a la possibilité de terminer le dernier niveau avec le perso que l'on préfère ; et si vous suivez bien vous comprendrez qu'il y a trois manières différentes de finir le big boss final et de le renvoyer manger les pissenlits radioactifs par la racine. Transition parfaite pour parler d'un petit défaut du jeu : une inégale difficulté tout particulièrement en ce qui concerne les boss de fin de niveau. Après les trois / quatre premiers levels, je suis persuadé que les personnes qui y ont déjà joué se sont bien cassées les dents sur les gros-méchants-qui-font-bobo… Heureusement que les sauvegardes sont infinies ! Battre le big crapaud à couronne en particulier avec le doc devient aussi facile que de retrouver le premier numéro de Gen 4…
Le jeu n'est donc pas pour autant parfait (je vous connais, vous êtes déjà en train de vous esclaffer de méchanceté), rajoutons quelques bugs d'IA ennemie dans certaines grandes salles : vu qu'ils vous attendent avant de charger, un simple zoom avec le mode sniper active leur hostilité inhibé… Pas terrible la discrétion ! Autre chose, entre des phases de bon jeu existent de rares moments bien lourds comme les sauts avec le jetpack de Max ou encore les déplacements du prof qui, à trop vouloir faire original, cassent le rythme comme George-Alain sur une chorégraphie de Las Ketchup. Mais surtout le plus gros défaut pour moi : sa durée de vie. MDK 2 peut se finir en une poignée d'heures, disons une p'tite dizaine pour les moins balèzes d'entre vous (en comptant les multiples essais pour exploser les boss) avec seulement dix niveaux à parcourir… C'est dommage mais c'est un peu compensé par l'intensité des combats ; comme quoi le syndrome Max Payne est apparu bien avant et porte mal son nom !
Alors ne faites pas la même erreur que mon oncle : si vous avez la chance d'avoir une offre logicielle avec le dit MDK 2, ne le cédez pas à votre neveu ; essayez-le au moins avant car même aujourd'hui vous rateriez un bon jeu. Car je confirme ; pour ce test j'ai remis la main au clavier et j'avoue que j'y ai rejoué avec presque autant de plaisir que la première fois.
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